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In Honour of : quand le baroque et le minimalisme se rencontrent
12 février 2018
Bridget Breiner en répétition pour In Honor Of dans la Salle Rouge des Grands Ballets

« Je suis très inspiré par les codes chorégraphiques du ballet classique ; comment la danse peut-elle évoluer et se développer tout en restant liée à ses racines classiques? C’est ce que Georgs Pelēcis a fait avec cette musique. Il a composé une musique minimaliste qui reste cependant rattachée à l’histoire », explique la chorégraphe Bridget Breiner quand elle évoque la musique de Pelēcis intitulée In Honour of Henry Purcell, ayant inspiré sa chorégraphie In Honour of. Dans cette œuvre, la danseuse est sur pointes et le mouvement a des lignes classiques, même si Bridget Breiner l’aborde comme une œuvre contemporaine.

Né en 1947, Georgs Pelēcis est compositeur, musicologue et professeur de contrepoint et d’histoire de la théorie à l’Académie de musique de Lettonie. Il a étudié au Conservatoire de Moscou sous la direction d’Aram Khatchatourian et a été le premier président du Centre de musique ancienne de Riga. Son style musical, souvent décrit comme une « nouvelle musique consonante », reflète des émotions positives, la joie d’écouter et d’interpréter de la musique, et la lueur d’un idéal ou l’aspiration vers cet idéal. « Mon langage musical et mon style d’expression ont été influencés par ce que j’ai appris et aimé dans la musique du passé, par ces mélodies, ces rythmes et ces harmonies qui ont évolué depuis l’Ars nova au XIVe siècle jusqu’à nos jours, à travers les musiques allemande, italienne, anglaise et française du XVIIe siècle », commente Pelēcis. Il affirme aussi être influencé par le folklore, et explique que son œuvre n’a rien de stylisée, qu’il ne sépare pas radicalement ce qui est ancien ou contemporain, mais que pour lui, la musique forme plutôt un continuum.

À propos du minimalisme, il ajoute : « Une telle conception superficielle de la beauté musicale me trouble, tout comme la persistance hypnotique et hallucinée de l’envoûtement païen que suscite la musique minimaliste. » Pourtant, il affirme qu’Arvo Pärt est l’un de ses compositeurs contemporains préférés et qu’il ressent des affinités avec des compositeurs minimalistes tels que Steve Reich.

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Jean-Sébastien Allaire
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