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L’effet thérapeutique de la danse
18 mars 2019

Audley Coley et Carol Jones s’enthousiasment quand on leur demande d’expliquer les vertus thérapeutiques du cours de Danse-fusion pour le mieux être qu’ils offrent aux STUDIOS des Grands Ballets.

Semaine après semaine, les deux professeurs fusionnent leur énergie et leurs expertises (ballet, contemporain, jazz, moderne, hip hop, reggae, folklore, danse percussive) pour stimuler leurs élèves de tous les âges. « Venir à notre classe, c’est comme aller dans un buffet! », lance Audley Coley. « C’est prouvé que la danse est thérapeutique et j’en suis la preuve vivante! J’ai souffert de maniaco-dépression et de bipolarité, et la danse m’a aidé à me grounder. C’est bon pour tout le monde! C’est le meilleur médicament que je connaisse! »

À leurs yeux, la danse est plus qu’une simple activité physique qui produit de l’endorphine. « En dansant, on peut se tenir en forme et s’exprimer, souligne Carol Jones. Les styles de musique sur lesquels on bouge permettent aux élèves d’extérioriser ce qu’ils ressentent. Quand on danse, on apprend à s’affirmer, à explorer nos limites, à les repousser et à aller au fond de nos émotions. »

La dame de 62 ans affirme que la danse lui a carrément sauvé la vie à 15 ans. « Je vivais une adolescence très difficile. Mon père venait de mourir. Je pensais devenir médecin, parce qu’il y avait plusieurs docteurs dans la famille et que j’avais l’intelligence pour ça. Mais la danse s’est présentée et c’est devenu ma passion! J’ai commencé à danser dix heures par jour. Aujourd’hui, je veux offrir aux gens ce que la danse m’a donné. »

Selon les deux passionnés, la danse aide à réduire le stress et la déprime, qu’elle soit saisonnière ou tenace. « On offre un espace de confort où les gens peuvent venir, peu importe leur état, explique Audley Coley. Quand on les fait danser, on voit le changement instantanément. À la fin des cours, ils sont revigorés. » Et ce, même si la classe n’est pas de la danse-thérapie. « Les gens viennent pour bouger, et sans qu’ils le réalisent, les effets thérapeutiques se font sentir », précise-t-il.

Sa collègue parle de danse adaptée. « On s’échauffe, on se centre, on se laisse aller et on improvise comme dans plusieurs cours de danse. Je m’assure que les gens comprennent les consignes et qu’ils soient en harmonie avec le mouvement proposé. Quand un élève arrive au cours déprimé, on peut lui proposer une improvisation dirigée plutôt que de tout miser sur la technique. Il peut alors danser sans penser si son bras et sa jambe sont à la bonne place. »

Audley Coley se sent honoré d’aider les gens ainsi. « Au lieu de boire leurs problèmes ou de s’auto-médicamenter, ils viennent ici, ils dansent, leurs yeux deviennent lumineux et leurs joues rouges. Je ne peux pas mettre de prix sur le sentiment que cela me procure! »

par Samuel Larochelle

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