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Mot du directeur artistique, Ivan Cavallari
12 février 2018
Ivan Cavallari, directeur artistique des Grands Ballets

C’est toujours un privilège d’accompagner un processus de création, surtout lorsque nous sommes face à des musiques immenses, comme celles de Stravinski. Pour ce programme quadruple, nous avons invité deux chorégraphes aux visions résolument contemporaines : l’américaine Bridget Breiner et le français Étienne Béchard, qui revisiteront deux grandes œuvres, respectivement L’Oiseau de feu et Le Sacre du printemps. Que de telles œuvres inspirent encore de jeunes artistes plus de cent ans après leurs créations témoigne de leur importance et de leur modernité, encore aujourd’hui.

Breiner, chorégraphe primée dont les œuvres novatrices mêlent vocabulaire classique et contemporain, se dit «inspirée par les codes chorégraphiques du ballet classique» et cherche à comprendre comment la danse peut évoluer tout en restant fidèle à ses racines. Son Oiseau de feu s’imprègne de ce questionnement. Pour Béchard, chorégraphe ayant développé son art sous l’œil bienveillant de Maurice Béjart, il nourrit son inspiration par la contemporanéité de l’œuvre musicale : «on peut encore parler de choses actuelles avec Le Sacre ». La version qu’il propose met en scène une lutte de classes sociales dans un décor qu’on pourrait presque qualifier de post-apocalyptique. Justement, les décors de ces deux créations phares de la soirée épousent cette folie et frénésie que l’on retrouve dans ces chefs-d’œuvre du répertoire musical aux rythmes endiablés. Cent ans plus tard, Stravinski fascine encore!

Je vous invite donc à découvrir avec moi, les univers de ces deux jeunes chorégraphes inspirés par la musique intemporelle de ce grand compositeur russe.

L'Orchestre des Grands Ballets
12 février 2018
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