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Le Requiem : l’œuvre finale de Mozart ?
17 janvier 2018
Wolfgang Amadeus Mozart

Depuis sa création en 1791, leRequiem en ré mineur de Mozart est entouré d’une aura de légendes et de mystères. L’œuvre a été commandée par l’intermédiaire d’un messager qui a livré à Mozart une lettre non signée d’un inconnu, l’enjoignant à écrire une messe de Requiem à la mémoire de sa jeune épouse récemment décédée. La légende raconte que Mozart n’a probablement jamais connu l’identité de son commanditaire, bien qu’on ait su plus tard qu’il s’agissait du comte Franz von Walsegg, un musicien amateur, dont l’intention était peut-être de s’approprier la paternité de l’œuvre, une ruse qu’il avait déjà employée avec des œuvres d’autres compositeurs.

Mozart réussit à achever les deux premiers mouvements, le Requiem œternam et Kyrie, et ne put qu’esquisser le reste. Une lettre de sa veuve, Constanze Mozart, suggère qu’il avait laissé ses idées pour la structure de l’œuvre sur de « petits bouts de papier ».

Selon une autre légende, Mozart était sous l’impression qu’il composait le Requiem pour ses propres funérailles, et il soupçonnait son ami et collègue Antonio Salieri de l’empoisonner...

Ce dont nous sommes sûr c’est que Mozart commença de travailler sur le Requiem au cours d’une période très productive de sa vie, après avoir achevé un concerto pour piano, une cantate, deux quintettes à cordes et un concerto pour clarinette, sans compter deux opéras — La Flûte enchantée et La Clemenza di Tito — lesquels, avec le temps, allaient devenir parmi ses œuvres les plus admirées. Très malade, il travaillait encore à la messe du Requiem le jour de sa mort, le 5 décembre 1791.

Après la mort de son mari, Constanze Mozart avait l’intention de trouver quelqu’un pour achever la composition en secret afin d’honorer malgré tout la commande comme si Mozart l’avait entièrement composée et toucher le paiement final du Comte. Elle confia d’abord cette tâche à un élève de Mozart, Joseph von Eybler, puis à un autre compositeur du cercle de Mozart, Franz Xaver Süssmayr, qui livra la version en 14 mouvements que nous connaissons aujourd’hui, portant la signature contrefaite de Mozart. Au cours des 50 années suivantes environ, de nombreux autres compositeurs, mécontents de la version de Süssmayr, retravaillèrent différentes sections du Requiem.

Mot du Directeur général
17 2018
Alain Dancyger, directeur général des Grands Ballets
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