Skip to navigationSkip to content
Le Stabat Mater de Pergolèse
7 septembre 2017
Pergolèse

Le compositeur italien Giovanni Battista Pergolesi (Pergolèse) (1710-1736) n’a que 26 ans lorsqu’il meurt à Naples de la tuberculose. S’il a écrit des opéras, de nombreuses pièces de musique sacrée, des œuvres concertantes et de la musique de chambre, il est surtout réputé pour son Stabat Mater, achevé en 1736 ; l’ultime composition de sa vie trop brève. La légende veut que Pergolèse composa cette œuvre sur son lit de mort, tel un Requiem avant l’heure, même si la réalité est moins romanesque.

Expression de la profonde affliction de la Vierge devant son fils crucifié, le poème religieux médiéval du Stabat Mater – en latin : « la mère se tenait debout » –, du moine franciscain Jacopone da Todi sera souvent mis en musique, devenant un genre à part entière dans lequel s’illustreront maints compositeurs, notamment Scarlatti quelques années plus tôt, au début du XVIIIe siècle. La version de Pergolèse est considérée comme l’une des plus poignantes et son succès ne s’est jamais démenti. Elle est devenue l’une des œuvres les plus emblématiques du baroque. Écrit simplement pour deux voix, basse continue et cordes, le Stabat Mater comporte douze séquences alternant solos et duos qui nous transportent au cœur même des passions humaines. D’une expressivité bouleversante, c’est une œuvre de méditation et de recueillement, un pur chef-d’œuvre métaphysique qui est avant tout, pour le chorégraphe Edward Clug, porteur d’espoir.

Edward Clug
7 2017
Chorégraphe Edward Clug
Poursuivre