Skip to navigationSkip to content
Mot du directeur artistique, Ivan Cavallari
7 septembre 2017
Ivan Cavallari, directeur artistique des Grands Ballets

En ouverture de cette nouvelle saison et pour mon premier programme, je suis très heureux de présenter au public montréalais Stabat MATER et la 7e Symphonie de Beethoven.

D’entrée de jeu, je vous invite à découvrir Stabat MATER de Pergolèse sur une chorégraphie d’Edward Clug, une œuvre à la fois spirituelle et empreinte de poésie, suivie de a 7e Symphonie de Beethoven, chorégraphiée par Uwe Scholz; une pièce d’une grande complexité et d’une musicalité renversante. Stabat MATER, une œuvre emblématique du baroque d’une expressivité bouleversante, est un pur chef-d’œuvre de méditation et de recueillement, mais aussi une pièce porteuse d’espoir. Quant à la 7e Symphonie de Beethoven, par Uwe Scholz, elle constitue l’autre œuvre phare de cette soirée sous le signe du « concert de danse », avec voix solo et l’Orchestre des Grands Ballets.

Si Stabat MATER et le visuel associé à ce spectacle ont suscité une certaine controverse, nous poussant à réfléchir sur ce que cette affiche représente, pour moi, elle évoque avant tout un sentiment de souffrance - renvoyant à la crucifixion du Christ certes - mais aussi à la douleur d’une femme qui a perdu son enfant, et, de façon plus générale, à la souffrance indescriptible liée à la perte d’un être cher; un sentiment qui nous affecte malheureusement tous, un jour ou l’autre. Cette souffrance universelle, aujourd’hui socialement occultée, nous ramène ainsi à la mort et à notre propre finitude – des sujets que nous préférons parfois éluder.

C’est ainsi que j’ai choisi de présenter ce programme, bouleversant, marquant, tant dans la chorégraphie, la prestation des danseurs que dans la musique; d’abord et avant tout pour imprégner la mémoire et le cœur du public.

L’apothéose de la danse
7 2017
Stabat MATER
Poursuivre